Ces 10 exploratrices qui ont changé le regard du monde sur l'Afrique

Crédit photo, Domaine public/ Wikimedia Commons
Longtemps racontée au masculin, l'exploration de l'Afrique a aussi été marquée par des femmes audacieuses qui ont bravé les dangers, parcouru des territoires méconnus et bousculé les certitudes de leur époque.
De Mary Kingsley, qui a exploré l'Afrique de l'Ouest à la fin du XIXᵉ siècle, à Beryl Markham, pionnière de l'aviation en Afrique, ces exploratrices ont contribué, chacune à sa manière, à transformer le regard occidental porté sur le continent.
Leurs travaux au cours de leurs différentes missions racontent autant l'histoire de découvertes et de défis que celle d'une époque où les femmes devaient conquérir leur place dans un monde dominé par les hommes.
Certaines parmi elles ne sont pas forcément des exploratrices au sens étymologique du terme, mais en tant que pionnières dans leur domaine d'activité, elles ont contribué à une meilleure approche du continent.
1/ Mary Kingsley (1862-1900)

Crédit photo, Creative Commons
Mary Kingsley, aussi connue sous le nom de Mary Henrietta Kingsley, est une exploratrice, une ethnographe et une écrivaine britannique, née à Londres en 1862.
Ayant reçu peu d'éducation formelle, elle s'est formée largement grâce à la bibliothèque scientifique et géographique de son père.
Après la mort de ses parents en 1892, elle entreprit deux grands voyages en Afrique occidentale, parcourant notamment des territoires correspondant aujourd'hui au Gabon et au Cameroun, souvent en pirogue et avec l'aide de guides locaux. Elle a également parcouru le Nigeria et est devenue la première grande exploratrice britannique de l'Afrique de l'Ouest.
Kingsley s'intéressait particulièrement aux religions, aux coutumes et aux structures sociales des populations qu'elle rencontrait en Afrique, notamment les Fangs.
Ses observations des sociétés africaines, ses collectes scientifiques et ses récits de voyage ont beaucoup contribué à remettre en cause plusieurs préjugés européens sur l'Afrique.
Elle a montré que les peuples africains devaient être compris à travers leurs propres cultures, et non uniquement selon les critères européens.
2/ Alexine Tinne (1835-1869)

Crédit photo, Robert Jefferson Bingham/Creative Commons
Des informations vérifiées à portée de main
Cliquez ici et abonnez-vous !
Fin de Promotion WhatsApp
Née à La Haye en 1835 dans une famille très aisée, Alexine Tinne, de son vrai nom Alexandrine Pieternella Françoise Tinne, est une exploratrice, photographe et collectionneuse néerlandaise principalement connue pour ses voyages en Afrique.
Après un premier voyage en Égypte en 1850, elle s'aventure plus au sud, devenant l'une des premières femmes européennes à explorer le Haut-Nil.
Entre 1862 et 1864, accompagnée de sa mère, de sa tante ainsi que des explorateurs Theodor von Heuglin et Hermann Steudner, elle remonte le Nil Blanc et participe à une expédition dans la région du Bahr el-Ghazal.
Les maladies tropicales causent alors la mort de plusieurs de ses proches et compagnons de voyage.
En 1869, elle quitte Tripoli à la tête d'une importante caravane en direction de Mourzouq, dans le Fezzan, avec l'intention de poursuivre son exploration vers l'intérieur du Sahara. Mais le 1er août 1869, alors qu'elle se dirige vers Ghat, elle est tuée avec deux de ses compagnons néerlandais.
Elle fut l'une des premières femmes à mener de véritables expéditions scientifiques en Afrique, à une époque où ce domaine était presque exclusivement masculin. Elle demeure une figure importante de l'histoire de la photographie et des explorations européennes du XIXᵉ siècle.
3/ Delia Akeley (1869-1970)

Crédit photo, Dewitt C. Ward/Wikimedia Commons
Née le 5 décembre 1869 à Beaver Dam dans le Wisconsin, aux États-Unis, de parents agriculteurs d'origine irlandaise, Patrick et Margaret Denning, Delia Akeley est une exploratrice, une photographe et une écrivaine américaine, connue pour ses expéditions africaines au début du XXᵉ siècle.
D'abord associée aux expéditions de son mari Carl Akeley en Afrique orientale pour le Field Columbian Museum de Chicago en 1905, puis pour le compte du Musée d'histoire naturelle de New York en 1909, elle s'imposa par la suite comme une exploratrice indépendante pendant plusieurs mois après que Carl eut été grièvement blessé par un éléphant.
En 1923, après son divorce d'avec Carl, elle retourna en Afrique à la tête d'une expédition financée par le Brooklyn Museum, une responsabilité alors exceptionnelle pour une femme.
Entre 1924 et 1925, nous apprend Encyclopedia, "elle voyagea à travers l'Afrique équatoriale, photographia et collecta des spécimens, et séjourna plusieurs mois auprès de populations de la forêt de l'Ituri, avant d'atteindre la côte occidentale."
Elle mena plusieurs missions consacrées à la faune et aux populations d'Afrique centrale.
Après avoir bien observé le comportement des primates au cours de ses expéditions, elle publia "J.T., Jr. : The Biography of an African Monkey", racontant l'histoire d'un singe ramené du Kenya qu'elle avait apprivoisé et baptisé "J.T. Junior". Elle publia également l'ouvrage "Jungle Portraits" en 1930.
"Ses récits mêlent observations zoologiques, ethnographiques et souvenirs d'expédition et contribuèrent à faire connaître l'Afrique auprès du public américain", renseigne Encyclopedia.
Delia Akeley est décédée le 22 mai 1970, à l'âge de 100 ans.
4/ Isabelle Eberhardt (1877-1904)

Crédit photo, Domaine public
Isabelle Eberhardt est née à Genève en 1877. Journaliste, écrivaine et voyageuse, elle est étroitement liée à l'Algérie par sa vie et son œuvre.
Par son nomadisme, son adoption de l'islam et son rejet des conventions sociales de son époque, elle est devenue une figure singulière de la littérature de voyage.
Élevée dans un milieu cosmopolite et polyglotte, elle apprend l'arabe et commence à écrire dès son plus jeune âge.
Partie en Algérie avec sa mère en 1897, elle mène, après la mort de cette dernière, une existence largement nomade entre l'Afrique du Nord, Genève et Marseille, voyageant souvent sous l'identité masculine de Si Mahmoud Saadi.
Elle parcourt le Sahara déguisée en homme, ce qui lui permet de circuler dans des espaces alors difficilement accessibles aux femmes européennes et de mener ses observations avec une grande liberté.
Sa conversion à l'islam et ses liens avec la confrérie soufie Qadiriyya l'intègrent profondément à la société musulmane algérienne et l'éloignent des milieux coloniaux européens.
À travers ses reportages, elle décrit la vie quotidienne des Algériens, la pauvreté, la spiritualité, les paysages sahariens et les rapports de domination coloniale.
Isabelle Eberhardt meurt à l'âge de 27 ans, le 21 octobre 1904, à la suite de l'effondrement de la maison où elle séjournait à Aïn Sefra, dans le sud-ouest algérien, après une crue soudaine.
Des manuscrits sont récupérés après la catastrophe et une grande partie de ses textes est publiée à titre posthume par Victor Barrucand.
"Mes journaliers", "Pages d'Islam", "Dans l'ombre chaude de l'Islam", "Écrits sur le sable" (deux volumes) font partie de son œuvre publiée à titre posthume.
Plus qu'une exploratrice, elle a cherché à vivre au sein des sociétés qu'elle parcourait pour mieux les comprendre et les connaitre.
5/ Gertrude Caton-Thompson (1888-1985)

Crédit photo, National Portrait Gallery
Née le 1er février 1888 à Londres, au Royaume-Uni, Gertrude Caton-Thompson est une archéologue et préhistorienne britannique, particulièrement connue pour ses recherches en Égypte et en Afrique australe.
Pendant la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1918, elle travaille dans l'administration britannique avant d'entreprendre une formation en archéologie en 1921, à l'âge de 33 ans, auprès de l'égyptologue Flinders Petrie à Londres. Elle participe ensuite à ses fouilles en Égypte.
Très tôt, elle se spécialise dans la préhistoire, avec un intérêt particulier pour l'étude des anciens habitats. Grâce à ses recherches menées dans le Fayoum, en Égypte, entre 1924 et 1928 avec la géologue Elinor Gardner, elle devient pionnière de nouvelles méthodes associant archéologie, géologie, stratigraphie et étude des paysages pour comprendre les populations néolithiques.
Gertrude Caton-Thompson met également au jour les vestiges d'un village prédynastique appartenant à la très ancienne culture badarienne, à Hemamieh.
En 1929, elle dirige une enquête sur les ruines du Grand Zimbabwe, à une époque où les théories coloniales attribuent encore ce monument à des bâtisseurs venus d'ailleurs.
Ses travaux contribuent de manière décisive à établir l'origine africaine du Grand Zimbabwe. Ses fouilles confirment les conclusions antérieures de David Randall-MacIver selon lesquelles cet ensemble monumental est l'œuvre d'une civilisation africaine autochtone, tout en révélant des indices de relations commerciales avec le monde de l'océan Indien.
Gertrude Caton-Thompson poursuit ensuite ses recherches dans l'oasis de Kharga, en Égypte, puis dans l'Hadramaout, au sud de la péninsule Arabique, en 1937 et 1938. Ses travaux figurent parmi les premières fouilles scientifiques réalisées dans cette région.
En 1944, elle est élue membre de la British Academy et reçoit plusieurs distinctions scientifiques.
Auteure d'ouvrages majeurs tels que The Desert Fayum (1934) et Kharga Oasis in Prehistory (1952), elle s'éteint le 18 avril 1985 à Broadway, dans le Worcestershire, au Royaume-Uni, à l'âge de 97 ans.
6/ Freya Stark (1893-1993)

Crédit photo, Domaine public
Née le 31 janvier 1893, Freya Stark est une exploratrice et écrivaine britannique. Elle est devenue célèbre pour ses voyages au Moyen-Orient et ses récits mêlant observation des sociétés, histoire et prose littéraire.
En 1920, un peu après la fin de la Première Guerre mondiale, Freya Stark entame un voyage qui l'a conduit en Perse, actuel Iran, en Irak, en Syrie et en Arabie, souvent dans des régions alors peu parcourues par les voyageurs européens.
Inspirée par l'expérience de son séjour dans les vallées montagneuses en Perse, elle publia l'ouvrage "The Valleys of the Assassins" en 1934. Deux ans plus tard, en 1936, ses expéditions dans le Hadramaout lui inspirent son autre grand ouvrage "The Southern Gates of Arabia".
La singularité de Stark tient plus à sa manière de regarder et raconter les personnes rencontrées. Ses récits privilégient les conversations, les coutumes, les vêtements et la vie quotidienne. Elle est l'auteure de plus de trente ouvrages et figure parmi les grands noms de la littérature de voyage britannique du XXᵉ siècle.
Freya Stark a travaillé pour les Britanniques au Moyen-Orient et a participé en Égypte à la création de la Brotherhood of Freedom, destinée à mobiliser l'opinion en faveur des Alliés au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Pour avoir contribué à faire découvrir le Sahara et les cultures nord-africaines à un large public, elle a reçu plusieurs distinctions au cours de sa carrière, dont le titre de Dame Commander of the Order of the British Empire en 1972.
Elle est décédée à l'âge de 100 ans à Asolo, en Italie, en 1993.
7/ Jane Goodall (1934-2025)

Crédit photo, Creative Commons
Née le 3 avril 1934 à Hampstead, à Londres, Jane Goodall est une éthologue, primatologue et anthropologue britannique.
Après avoir obtenu un diplôme de secrétaire, elle enchaîne plusieurs petits emplois. En 1957, à l'âge de 23 ans, elle se rend au Kenya britannique à l'invitation d'une amie. Elle y rencontre l'archéologue et paléontologue Louis Leakey, qui mène alors d'importantes recherches en Afrique de l'Est et l'engage comme secrétaire.
Jane Goodall est la première scientifique à avoir observé et documenté l'utilisation d'outils par les chimpanzés pour se nourrir.
Passionnée d'animaux depuis son enfance et végétarienne, elle décide en 1960 de vivre au plus près des chimpanzés afin de mieux les observer et les comprendre.
C'est au cours de ces observations qu'elle voit un chimpanzé fabriquer et utiliser un outil pour extraire des termites. Cette découverte remet alors en question certaines conceptions de l'époque sur ce qui distinguait l'être humain des autres espèces.
Ses travaux contribuent à transformer en profondeur la compréhension des relations entre les êtres humains et les autres animaux.
Bien qu'elle ne dispose pas initialement d'un diplôme universitaire, Jane Goodall est encouragée par Louis Leakey à entreprendre un doctorat au Newnham College de l'Université de Cambridge.
En 1965, elle soutient une thèse en éthologie intitulée Behaviour of Free-Living Chimpanzees, sous la direction du zoologiste Robert Hinde.
Elle s'installe ensuite en Tanzanie, dans la région du lac Tanganyika, au sein de l'actuel parc national de Gombe Stream, pour y étudier le comportement des chimpanzés.
En 1977, elle fonde le Jane Goodall Institute, consacré à la recherche, à la protection de la biodiversité et à l'éducation.
Jane Goodall est décédée à l'âge de 91 ans, le 1er octobre 2025, à Los Angeles, aux États-Unis.
8/ Mary Leakey (1913-1996)

Crédit photo, Smithsonian Institution Archives/Wikimedia Commons
Née le 6 février 1913 à Londres, au Royaume-Uni, Mary Leakey était une paléoanthropologue britannique dont les travaux de terrain ont profondément marqué l'étude des origines humaines.
En 1935, elle découvre en Tanzanie deux fragments d'os pariétaux attribués à un probable Homo erectus. La rigueur de ses fouilles lui permet par la suite de réaliser plusieurs découvertes majeures en Afrique de l'Est.
C'est elle qui met au jour, en 1948, sur l'île de Rusinga dans le lac Victoria, le crâne de Proconsul africanus, un primate considéré comme un ancêtre commun des singes et des premiers hominidés, ayant vécu il y a environ 25 millions d'années.
Avec son mari, Louis Leakey, elle réalise d'importantes découvertes d'Homo erectus et d'australopithèques, dont Zinjanthropus (« Zinj »), vieux d'environ 1,8 million d'années, mis au jour en 1959 sur le site d'Olduvai, en Tanzanie.
Mary Leakey mène également plusieurs campagnes de recherches à Laetoli, notamment en 1959, en 1964, puis à partir de 1974.
À partir de 1978, elle devient mondialement connue pour sa participation à l'étude des empreintes fossilisées de trois hominidés bipèdes conservées dans des cendres volcaniques à Laetoli, en Tanzanie. Ces traces, âgées d'environ 3,7 millions d'années, sont considérées comme les plus anciennes empreintes d'hominidés connues.
Ses recherches dans les gorges d'Olduvai permettent également la découverte de nombreux fossiles et outils en pierre, contribuant à une meilleure compréhension des premiers représentants du genre Homo.
Les découvertes de Mary Leakey ont contribué à faire de l'Afrique de l'Est une région centrale pour l'étude de l'évolution humaine et demeurent une référence pour les chercheurs travaillant sur les origines de l'humanité.
Elle est décédée le 9 décembre 1996 à Nairobi, au Kenya.
9/ Anne Spoerry (1918-1999)
Née le 13 mai 1918 à Cannes, en France, Anne Spoerry était une médecin et pilote française surnommée « Mama Daktari », une expression swahilie signifiant approximativement « Maman Docteur ».
Engagée dans la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est arrêtée en 1943 puis déportée au camp de Ravensbrück, où elle travaille comme auxiliaire médicale.
Après la guerre, plusieurs anciennes détenues l'accusent de mauvais traitements et d'homicides dans le bloc 10, alors dirigé par Carmen Mory. Une enquête ouverte en Suisse en 1947 est toutefois classée sans suite, faute de preuves suffisantes.
Anne Spoerry est surtout connue pour avoir fourni, pendant plusieurs décennies, des soins médicaux aux populations isolées du Kenya en utilisant l'avion comme moyen de transport.
Après des études de médecine à Paris et une formation en médecine tropicale, elle s'installe au Kenya en 1950. Elle apprend à piloter en 1963.
En 1964, elle rejoint l'African Medical and Research Foundation (AMREF). Aux commandes d'un petit avion, elle dessert des communautés éloignées et assure consultations médicales, campagnes de vaccination, soins maternels et prise en charge des enfants.
Grâce à son engagement, elle effectue des tournées médicales dans de vastes régions où l'accès à un médecin est rare, voire inexistant.
En 1994, Anne Spoerry raconte son parcours dans son autobiographie, On m'appelle Mama Daktari.
Elle est décédée à Nairobi, au Kenya, le 2 février 1999, à l'âge de 80 ans.
10/ Beryl Markham (1902-1986)

Crédit photo, Getty Images
Née le 26 octobre 1902 à Ashwell, en Angleterre, Beryl Markham est une aviatrice et écrivaine britannique qui grandit au Kenya, où elle s'installe avec sa famille dès son plus jeune âge.
Elle passe son enfance près de Njoro, au contact des communautés locales et des chevaux élevés par son père. Passionnée par les courses hippiques, elle devient la première femme au Kenya à obtenir une licence professionnelle d'entraîneuse de chevaux.
Dans les années 1920, Beryl Markham apprend à piloter avant de devenir pilote professionnelle. Elle travaille notamment comme pilote de brousse en Afrique de l'Est.
Pionnière de l'aviation en Afrique, elle est surtout connue pour sa traversée en solitaire de l'Atlantique Nord d'est en ouest.
Le 4 septembre 1936, elle décolle d'Angleterre à bord d'un Percival Vega Gull avec l'ambition de rejoindre New York en volant seule contre les vents dominants. Après plus de vingt heures de vol, des problèmes d'alimentation en carburant l'obligent à effectuer un atterrissage forcé en Nouvelle-Écosse.
Elle devient ainsi la première femme à traverser l'Atlantique Nord en solitaire d'est en ouest sans escale.
En 1942, elle publie West with the Night, un ouvrage dans lequel elle raconte ses souvenirs du Kenya et ses expériences de pilote dans un style littéraire salué par la critique.
À travers ses activités aériennes et ses voyages, elle contribue à une meilleure connaissance de vastes territoires d'Afrique orientale et participe au développement de l'aviation sur le continent.
Beryl Markham est décédée le 3 août 1986 à Nairobi, au Kenya, à l'âge de 83 ans.
Par leurs voyages, leurs récits et leurs exploits, ces dix exploratrices ont laissé une empreinte singulière dans l'histoire de l'Afrique.
Elles ont contribué à documenter les territoires, les sociétés et les réalités d'un continent souvent décrit à travers un angle réducteur.
Elles n'ont pas toujours cherché à "découvrir" de nouveaux territoires, mais ont largement contribué à mieux comprendre les sociétés, la faune, les paysages et l'histoire de l'Afrique. Au cours de leurs missions, elles ont souvent privilégié l'observation, la recherche et les échanges avec les populations locales plutôt que la conquête géographique.


























