Insécurité à Madagascar : Journée de deuil national après six meurtres et 200 cas de disparition

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- Author, Lovasoa Rabary
- Reporting from, Antananarivo
- Published
- Temps de lecture: 4 min
Les autorités malgaches ont décrété ce vendredi 24 juillet une journée de deuil national, chômée et payée, après une série d'enlèvements. Cette décision a été prise après le meurtre de six personnes qui a profondément choqué le pays et ravivé les inquiétudes autour de la sécurité.
Un hommage est rendu aux jeunes victimes des enlèvements suivis de meurtres survenus ces dernières semaines à Madagascar où les autorités ont annoncé une journée de deuil national.
Les autorités ont promis un renforcement des dispositifs sécuritaires, tandis que le président évoque une entreprise de déstabilisation.
Outre la mise en berne des drapeaux et l'interdiction des événements festifs ainsi que l'interdiction des ventes de boissons alcoolisées, un grand culte œcuménique sera organisé par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes sur le parvis de l'hôtel de ville de la capitale malgache.
Deuil national en hommage aux victimes
Un culte pour le pays auquel le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, promet qu'il va assister.
"Demain, il y aura le deuil national et nous allons en profiter pour prier pour le pays. Comme il s'agit d'un culte, et parce que le pays traverse une période difficile, avec tout ce qui se passe, je répondrai à l'appel. Je lance un appel à tous mes frères et soeurs membres des mouvements du Réveil de venir couvrir de blanc le parvis d'Analakely ", a annoncé le président de la République, le Colonel Michaël Randrianirina.
Selon lui, les événements qui se sont passés ces dernières semaines à Madagascar relèvent purement et simplement de la déstabilisation.
Dans le décret proclamant le deuil national, il a encore indiqué que les enlèvements suivis de meurtres sont destinés à perturber la stabilité politique du pays.
Il y a une semaine, il avait évoqué des actes de terrorisme destinés à faire croire à l'international que Madagascar est un pays instable.

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Psychose à Antananarivo
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Fin de Promotion WhatsApp
Haja Rakotoniaina, 17 ans, a vu le programme qu'il avait prévu avec ses amis perturbés à cause de la psychose qui règne sur la Grande île.
"Un peu plutôt dans le mois, nous avions décidé avec quatre de mes amis de faire une découverte informatique pour ces vacances, mais à cause des disparitions survenues depuis quelques temps trois d'entre eux ont désisté au dernier moment parce que leurs parents étaient inquiets pour leur sécurité", a raconté Haja Rakotoniaina.
Le bilan annoncé par le ministre délégué à la Gendarmerie, le Général Bama Marima, fait état de 200 cas de disparition signalés ces six derniers mois, dont six se sont soldés par des décès.
"Ce qui est triste, c'est qu'il y a eu six morts, dont certains décédés par suite de rituels de sacrifices. D'autres ont été victimes de vengeance, certains se sont suicidés ou alors ont été victimes de vols suivis d'agressions, ainsi que des coups et blessures volontaires".
Une grande partie des personnes signalées disparues sont rentrées chez elles, et toutes n'ont pas été enlevées.
Les autorités parlent aussi de fugue, ou de signalements parfois précipités.
Mais les cas de disparition à l'issue desquels les victimes ont été découverts morts ont fini de semer les inquiétudes chez beaucoup de Malgaches.
Certains parents ont décidé d'interdire à leurs enfants de sortir des maisons en ces périodes de vacances.
Surveillance renforcée

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Pour rassurer la population, les autorités indiquent avoir déployé des milliers d'éléments des forces de défense et de sécurité pour renforcer la sécurité de la population.
Un centre opérationnel de commandement ainsi qu'une task force impliquant les différents ministères ont été instaurés pour mener la lutte contre les enlèvements.
Et l'office de transmissions militaires de l'Etat qui avait été démantelé en 2022 a été réactivé pour gérer les caméras de surveillance déjà installées dans les zones urbaines, et pour en implanter beaucoup d'autres de façon à renforcer la surveillance dans les quartiers.

























