Quelles sont les causes de l'avalanche et 3 autres questions concernant la catastrophe au Népal et au Tibet

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De violents glissements de terrain et des crues soudaines à la frontière entre le Népal et le Tibet ont causé des dégâts considérables, faisant plus de 480 morts et des centaines de disparus.
Les images de la catastrophe survenue mercredi (26 août) montrent une vague de boue et de roches emportant des bâtiments, des routes et des véhicules tandis que les gens fuyaient les débris qui avançaient rapidement dans la région de Nuwakot.
Une vidéo montre un énorme torrent d'eau et de boue dévalant une gorge le long de la rivière Trishuli et atteignant le poste frontière de Rasuvagadhi, un complexe à plusieurs étages.
Des inondations importantes ont également été signalées dans les rivières Bhote Koshi et Narayani.
Le Centre international pour le développement intégré des montagnes au Népal a averti que des inondations secondaires pourraient survenir dans les prochains jours en raison des débris charriés par les rivières.
Ces craintes ont entraîné l'arrêt temporaire des opérations de sauvetage, mais celles-ci ont déjà repris ce vendredi matin (28 août).
Parallèlement, les autorités et les scientifiques continuent d'étudier ce qui s'est passé et de se préparer à d'éventuels développements futurs.
Voici un résumé de ce que l'on sait jusqu'à présent.
1. Qu'est-ce qui a provoqué l'avalanche ?
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Le ministre népalais des Affaires étrangères a initialement déclaré qu'un tremblement de terre s'était produit à la frontière entre son pays et le Tibet peu avant le glissement de terrain, ce qui a alimenté les spéculations selon lesquelles l'activité sismique aurait pu déclencher la tragédie.
L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a également indiqué que l'événement de mercredi pourrait avoir été un séisme de magnitude 4,4.
Cependant, l'agence américaine a confirmé par la suite que l'incident « était en fait un effondrement glaciaire et une coulée de débris » qui ont provoqué des « conséquences catastrophiques ».
On sait que le changement climatique accélère la fonte des glaciers dans la région de l'Hindou Kouch-Himalaya. Tandis que les opérations de sauvetage se poursuivent, les scientifiques s'efforcent de reconstituer avec précision le déroulement des événements.
Simon Cook, glaciologue et professeur d'énergie, d'environnement et de sécurité à l'université de Dundee, a déclaré que « le changement climatique pourrait avoir un impact ».
« Le pergélisol maintient partiellement la cohésion de certains versants montagneux ; ce pergélisol se réchauffe, dégèle et se dégrade, ce qui entraînera une augmentation des glissements de terrain », a expliqué Cook à la BBC.
Une possibilité est que l'eau de pluie ou de fonte ait déstabilisé le terrain ou la glace elle-même, déclenchant une réaction en chaîne.
Les scientifiques analyseront des images satellites pour déterminer précisément où le glissement de terrain s'est produit, si des lacs glaciaires se sont soudainement asséchés et où la rivière a pu être bloquée.
Ils étudieront également les données sur les précipitations récentes.

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2. Est-il possible de prévenir des catastrophes comme celle-ci ?
Les experts soulignent que les catastrophes telles que les glissements de terrain, les avalanches et les effondrements glaciaires ne peuvent être totalement évitées, mais que leurs impacts peuvent être réduits.
Des systèmes d'alerte précoce sont de plus en plus souvent installés dans les vallées vulnérables et autour des lacs glaciaires. Ces systèmes permettent de surveiller les changements des conditions environnementales et de gagner un temps précieux pour les évacuations.
Les chercheurs affirment également qu'une meilleure coopération transfrontalière est essentielle, car bon nombre de ces catastrophes prennent naissance dans des régions reculées du Tibet avant d'affecter le Népal.
« Si cela avait commencé au Népal, nous aurions pu le voir d'ici. Mais dans des incidents comme celui-ci, le système de partage d'informations entre les pays doit être renforcé », a expliqué Basanta Raj Adhikari, expert en catastrophes à l'université Tribhuvan au Népal.
À long terme, les scientifiques affirment que réduire l'exposition au risque pourrait être la défense la plus efficace.
« Les communautés situées sur les rives des cours d'eau peuvent également être relogées, une fois les zones à haut risque identifiées », a fait remarquer l'expert.
3. Quel est le nombre de victimes ?
Les chiffres des morts et des disparus sont constamment mis à jour.
Vendredi matin, les autorités népalaises ont recensé 489 décès et plus de 900 personnes disparues.
Les autorités ont publié une liste de 537 étrangers dont on est toujours sans nouvelles après les inondations. Parmi eux figurent 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Australiens et 33 Britanniques.
Au Tibet, cinq personnes ont été tuées et 558 sont toujours portées disparues.
On ignore si certaines des personnes disparues recensées par le Népal et la Chine ont été enregistrées deux fois.
Le poste frontière de Gyirong est la principale voie de passage pour les touristes et les marchandises entre la Chine et le Népal.
Le district de Rasuwa au Népal, gravement touché par les inondations, est « complètement isolé physiquement », selon le ministre de l'Information du pays, Bikram Timilsina.
« Nous n'avons pas encore pu nous rendre sur place et il faudra du temps pour évaluer l'étendue des dégâts », a-t-il déclaré à la BBC. La zone se situe au nord de la capitale, Katmandou.
« Nous ne pouvons secourir les personnes que par hélicoptère », a-t-il ajouté.
4. Comment les gouvernements réagissent-ils à la catastrophe ?

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Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, a déclaré que le pays tout entier était « choqué et profondément consterné », ajoutant que les autorités coordonneraient leur réponse avec la Chine.
Le président chinois Xi Jinping a appelé à des recherches « approfondies » et s'est engagé à renforcer les systèmes de surveillance et d'alerte précoce afin de prévenir les impacts secondaires.
Vendredi, Xi a présidé une réunion d'urgence avec des responsables afin de coordonner les efforts de sauvetage.
En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a déclaré que son gouvernement était « prêt à fournir au Népal toute l'aide humanitaire possible ».
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s'est dit « attristé par les graves inondations » et a ajouté que les équipes de l'ONU et leurs partenaires mobilisaient des fournitures et du personnel au Népal pour soutenir le gouvernement local.
Les États-Unis ont promis une aide de 500 000 dollars, fonds destinés à la construction d'abris d'urgence, à l'approvisionnement en eau potable, à l'assainissement et à d'autres articles de secours pour les communautés touchées.
*Avec des informations fournies par Pawan Raj Paudel, Olivia Ireland et Henry Moore
























