Abdoulaye Wade à Benghazi

Abdoulaye Wade et Kadhafi
Légende image, Le président sénégalais Abdoulaye Wade et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, du temps de la splendeur de leur relation.
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Abdoulaye Wade se trouve à Benghazi pour s'entretenir avec les insurgés libyens.

Le Sénégal est le deuxième pays africain, après la Gambie, à reconnaître le Comité national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion, comme seul représentant légitime du peuple libyen.

Abdoulaye Wade est le premier président africain à se rendre à Benghazi, en dehors d'une mission de l'Union africaine.

C'est à partir de Paris que le président sénégalais s'est rendu en Libye, après avoir rencontré le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé.

Abdoulaye Wade avait réçu, le 27 mai à Dakar, une délégation du Comité national de transition, qu'il avait reconnu comme l'unique représentant légitime du peuple libyen.

Il lui a également donné l'autorisation d'ouvrir un bureau à Dakar.

Auparavant, le président Wade avait déclaré que Mouammar Kadhafi devait quitter le pouvoir.

Cette position constitue une véritable volte-face, car les relations entre Wade et Kadhafi semblaient des plus solides.

Le dirigeant libyen avait, par exemple, procédé à la pose de la première pierre d'un immeuble de 50 étages qui devait porter son nom et être le plus haut de Dakar.

Le chantier n'avait, en fait, jamais commencé, mais l'axe Dakar-Tripoli demeurait vivace.

Par ailleurs, le voyage d'Abdoulaye Wade est un défi à l'Union africaine, partisane de la voie diplomatique pour sortir de la crise libyenne, alors que le président sénégalais entérine, par son voyage apparemment sanctionné par Paris, le choix de la solution militaire.

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